47 Ronin - Chushingura

L'histoire des 47 Ronin

- Chushingura -


Méditation Zen
 
La sentence.
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Understanding Bushido

Dès qu'ils se livrèrent aux autorités, les fidèles d'Asano Naganori savaient qu'ils étaient à la merci du Shogun Tsunayoshi Tokugawa et que leurs vies prendraient bientôt fin.

Les Ronin, leur chef Oishi Kuranosuke et son fils Chikara furent détenus avec grand respect par les troupes du Gouvernement. Le Shogun et ses troupes furent profondément impressionnés par l'esprit de loyauté et d'altruisme démontré par les Ronin car ils donnèrent volontiers leur vie afin de venger leur honneur. Quelques uns étaient à peine âgés de 15 ou 16 ans.

Les autorités du Shogunat se trouvaient fort embarrassées. D'un côté, certes, les Ronin s'étaient bien conformés aux usages guerriers du Bushido qui leur imposait de venger la mort de leur Maître, mais d'un autre côté, ils avaient violé l'interdiction des vendettas édictée par le Shogun.

Mardi 4 février 1703, après de longues délibérations, les 47 Ronin furent divisés en quatre groupes puis placés sous la supervision de quatre importants Daimyos de la région qui supervisèrent leur suicide.

Comme prévu, ils furent condamnés à mort, et le Shogun leurs accorda évidemment le droit de mourir honorablement par seppuku, plutôt que de les exécuter comme de vulgaires criminels.

À la demande du Shogun, Oishi Kuranosuke et les vaillants Ronin d'Ako ont commis le seppuku avec honneur et dignité. Conformément à leurs dernières volontés, leurs cendres furent posées auprès de celles de leur Maître au Temple Sengaku-ji.

Aujourd'hui au Temple Sengaku-ji à Tokyo (anciennement Edo), l'on retrouve, parfaitement bien préservés, certains vêtements, armes, armures ainsi que le tambour ayant servis aux Ronin durant l'attaque du manoir de Kira Yoshinaka. Il est également possible d'y voir leurs pierres tombales ainsi que le puits dans lequel, la nuit de l'attaque, la tête de Kira fut lavée.

Pour les Japonais, les tombes des 47 Ronin est un lieu de vénération et de prière. Chaque année des centaines de milliers de touristes et d'admirateurs s'y rendent : de l'encens brûle constamment sur leurs tombes, en signe de respect profond.